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C21 : Vendeur de melon 2.0

- Qu’y a-t-il en dehors de City One ?
- Que veux-tu dire ?
- Si on perce les parois opaques de la pyramide de City One, que pourrions-nous voir ?
- Je n’en sais rien. Les parois de la pyramide sont indestructibles, personne ne pourra jamais les percer.
- Dans ce cas, pouvons-nous dire qu’il n’y a « Rien » en dehors de City One ?
- Sans doute.
- Mais alors, La Machine, qui ne se trouve pas à City One, où peut-elle être ?
- Ailleurs.
- Elle ne peut pas être dans Rien car elle est manifestement quelque chose. Et toute chose, se trouve bien quelque part.
- Tu as raison. Alors peut-être bien qu’en dehors de City One se trouve seulement La Machine.
- Tu veux dire que nous sommes à l’intérieur de La Machine ? Que City One est un organe de La Machine ?
- Oui peut-être bien. Mais tout cela, ce ne sont que des hypothèses. Ramasse tes melons au lieu de m’interroger.

C22 : Qui manque à l’appel ?

- BABA, est-ce que t’as des nouvelles de Danny ?
- Non Charlie, mais j’ai appris que La Brigade de La Légende a mis sous scellé MELON BUG. J’ai peur qu’ils soient au courant pour la carte d’accès que TONTON a donné à Danny.
- Mais alors, ça veut dire qu’ils savent pour Danny…
- Oui, malheureusement… Et TONTON aussi est en danger maintenant.

À ELYSION, la brigade de La Légende a convoqué tous les élyséens pour un contrôle d’identité. L’ascenseur central, le seul accès pour redescendre à BIG PLACE, est étroitement surveillé pendant que d’autres brigadiers effectuent un recensement. À l’école de La Légende, on fait réunir les élèves et le personnel sur la cour centrale. Tous pratiquement ont maintenant regagné cette cour. Seuls manquants : Nicolas, encore secoué par la bousculade de Danny LUCK ; FRANK, le responsable des archives ; et Mary DAY, partie à la recherche de Danny, après avoir appris les intentions de son compagnon Nicolas. Mary se dirige vers les archives. Nicolas, quant à lui, a maintenant la certitude que Danny LUCK est un Illogique et il est bien décidé à le retrouver pour le livrer à la Brigade. En sortant des archives, Nicolas constate que le vieux Frank a disparu. Danny, lui, a pris un couloir au hasard. Mais il s’aperçoit vite qu’il est perdu dans cette grande école. À une fenêtre il peut voir les autres élèves réunis au milieu de la cour centrale et des brigadiers en train d’effectuer un comptage. Soudain, il entend des bruits de pas derrière lui…

C23 : Aucune issue

- Danny ! Je t’ai retrouvé. Nicolas ne t’a pas fait de mal j’espère ?
- Mary ! Tu m’as fait peur. Je croyais que c’était un brigadier de La Légende. Ne t’inquiète pas, Nicolas ne m’a rien fait.
- Vite ! Nous devons rejoindre les autres, les brigadiers font un recensement de tous les élèves.
- Euh… Je ne dois pas y aller moi.
- Tout le monde doit y aller. De quoi as-tu peur ?
- Eh bien… Je crois que je ne suis pas sur leur liste.
- Tu veux dire pas encore ? Pour ça ne t’inquiète pas, ils ont sûrement une des dernières mises à jour.
- Désolé mais je ne dois pas être trouvé.

Sur ces mots, Danny quitte Mary en courant dans la direction opposée sans se retourner. Peu de temps après, une équipe de Brigadiers arrive derrière Mary. L’un d’eux s’adresse à elle :

- Qui êtes-vous ?
- Comment ? Quoi ? Ah moi c’est Mary DAY, la fille du Grand Manouti, fait-elle en regardant fixement devant elle, encore sous le choc de la fuite soudaine de Danny.
- Ah pardon mademoiselle. Vous étiez seule ?
- Euh… Oui j’étais seule.
- Bien. Descendez avec les autres élèves.

Danny est pris au piège dans cette école. Il monte désormais les escaliers et se dirige vers le toit du bâtiment. Une fois en haut, il pousse de gros cageots de bois qui se trouvent à proximité pour condamner la porte qu’il vient d’emprunter. Il espère ainsi rester caché jusqu’à ce que le recensement soit terminé. Il reste assis dans un coin quelques minutes. Soudain, quelqu’un essaye d’ouvrir la porte qu’il vient de condamner. Danny est paniqué. Il regarde la poignée de porte s’actionner et les cageots de bois qui commencent à bouger sous la force de celui qui pousse derrière. Tout à coup, les cageots cèdent et la porte s’ouvre. C’est Nicolas

C24 : Un mystérieux allié

- Danny LUCK… J’étais sûr que t’irais sur le toit. Parce qu’un Illogique comme toi ne peut pas risquer de se faire repérer, n’est-ce pas ?
- Comment tu sais… ? Que comptes-tu faire ?
- Les Illogiques ne devraient pas exister. Vous êtes des erreurs. Je vais faire ce que la Machine et le Grand Manouti veulent que nous fassions. Je vais t’éliminer !

Nicolas a retrouvé Danny LUCK sur le toit. Les deux garçons commencent à se battre. Danny n’est pas de taille, il reçoit de nombreux coups de poings avant de tomber par terre et d’être roué de coups par Nicolas qui le frappe de plus en plus fort tout en l’insultant. Le sang de Danny coule sur le sol, il a probablement le nez cassé. Il reçoit à présent des coups dans le ventre qui le font crier. Nicolas semble prendre du plaisir à cette bastonnade, il pourrait continuer jusqu’à la mort de Danny. Mais soudain, une main agrippe violemment Nicolas et le balance contre un mur. Cette même main aide ensuite Danny à se relever. Nicolas est à terre et semble inconscient. Danny, lui, peut à peine marcher et les hématomes sur son visage ne lui permettent pas d’ouvrir les yeux pour saluer et remercier son sauveur.

- Allez, courage Danny LUCK. Il faut faire vite, les brigadiers ne vont pas tarder.
- Cette voix… Je vous connais…
- Je vais t’emmener dans un endroit où ils ne te trouveront pas.

Danny est ainsi rapidement traîné dans les escaliers puis dans les couloirs d’un étage de l’école jusque dans une pièce. Là il entend une sorte de mécanisme et est déposé sur un lit. Le mécanisme est actionné de nouveau et Danny s’endort.

C25 : « Le Docteur »

- Raphaël, je croyais que nous étions amis…
- Nous sommes amis TONTON. Mais je dois accomplir la volonté de La Machine. Notre volonté est…
- …celle de la machine. Je sais. Mais notre amitié n’est-elle pas plus forte que La Machine ?
- Il n’y a rien qui soit plus fort que La Machine.
- Ah oui ? Tu crois que La Machine avait planifié notre amitié ? Et ta trahison ?
- Je ne t’ai pas trahi. J’obéissais aux ordres. C’est vrai que notre amitié est quelque chose de…
- Allez, dit le mot ! « ILLOGIQUE ». Notre amitié est quelque chose d’« ILLOGIQUE ». Ce n’est pas parce qu’une chose est en dehors des lois de La Machine que c’est forcément mauvais. Tu sais, j’avais un petit frère Illogique. C’était pour moi un frère comme les autres. Ma mère a réussi à le cacher de La Machine pendant plusieurs années mais un jour des Traqueurs sont arrivés chez nous et l’ont enlevé. Ils ont dû le tuer. Ils ont tué mon frère. Moi je préfère être du côté des Illogiques plutôt que de celui des assassins.

Après avoir été immobilisé par un brigadier de La Légende, TONTON a été emmené à leur Quartier Général sur ELYSION. C’est le seul déplacement par l’ascenseur central qui a été autorisé. Là il patiente dans une pièce métallique sans fenêtre en compagnie de son ami Raphaël. Dans un instant le Commandant de la Brigade en personne va venir l’interroger. Raphaël s’en veut d’avoir participer à l’arrestation de son ami TONTON. Il est tiraillé entre ses obligations vis-à-vis de La Machine en tant que brigadier et son devoir en tant qu’ami. Au bout d’une bonne heure, le Commandant arrive enfin. Il n’est pas seul. Avec lui, un homme très grand et très maigre, tout entièrement vêtu de noir et portant une sacoche ; sa peau blanchâtre et ses cheveux longs le rendent cadavérique. « Qui est donc cet homme étrange qui accompagne le Commandant ? » se demande Raphaël. Il ne l’a jamais vu auparavant. Lorsque le Commandant demande à Raphaël de quitter la pièce, celui-ci ne peut pas s’empêcher de le questionner :

- Qui est cet homme Commandant ? Est-ce un nouveau brigadier ?
- Non, c’est un spécialiste des interrogatoires. On l’appelle « Le Docteur ».
- « Le Docteur » ?
- Oui parce qu’il connaît mille supplices pour faire parler quelqu’un.

Après cela « Le Docteur » pose sa sacoche sur une table et en sort des instruments de torture tous plus terrifiants les uns que les autres.

- Mais je croyais que vous vouliez juste l’interroger ?! s’exclame Raphaël, en voyant « Le Docteur » dévoiler l’intérieur de sa sacoche.
- C’est ce que l’on va faire, répond le commandant d’un ton autoritaire. Maintenant disposez brigadier.
- Oui Commandant…
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Dayluck